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Quels sont les facteurs aggravants et les risques psychosociaux au travail ?

4 avril 2019

Selon la synthèse de l’INRS (Institut national de recherche et de sécurité), il existe 6 facteurs des risques psychosociaux dans le milieu professionnel. Non négligeable, ils peuvent engendrer du stress et de l’angoisse pour le salarié et pourrait aussi leur occasioner des dommages physiques.

Prévu par l’Article L. 4121-5 et Article L.4121-2 du code du travail, chaque employeur est dans l’obligation d’évaluer ces risques dans l’entreprise dans but d’éviter le burnout pour le salarié ainsi qu’un éventuel accident de travail.

Les principaux facteurs des risques psychosociaux au travail 

L’intensité et le rythme de travail

Si le salarié est soumis à un travail trop intense, son attention risque de diminuer ce qui engendre automatique une baisse de performance. Pour le prévoir, l’employeur se doit de lui fixer un objectif plus rationnel conforme à ses compétences et aux moyens qu’on lui fournit. Et pour le rendre plus polyvalent, au lieu de le forcer à faire l’impossible, l’idéal serait de lui proposer un plan de formation.

Les horaires trop rigides

Un horaire de travail trop imposant pourrait rapidement démotiver le salarié. Afin de l’éviter, il est important de lui proposer un horaire hebdomadaire plus souple et ne jamais le pousser à faire des heures supplémentaires s’il n’est pas consentant.

En tout temps, les employeurs doivent se rendre compte qu’outre la vie professionnelle, leurs salariés doivent aussi gérer leur vie personnelle.

Les exigences émotionnelles

Dans le milieu professionnel, il ne faut pratiquement jamais faire place à ses sentiments. Toutefois, c’est humainement impossible. Afin de permettre aux salariés de mieux gérer cette contrainte, la meilleure des choses serait de favoriser leur bien être au travail (loisirs, activités extraprofessionnelles, team building…).

Le manque d’autonomie

Le fait d’être superviser tout le temps sur les tâches qu’effectue un salarié pourrait engendrer un burn out. Donc tant que possible, il est toujours conseillé de laisser ses collaborateurs évoluer de manière autonome pour qu’ils puissent donner le meilleur d’eux même.

Déficience de rapports sociaux au travail

Les conflits avec les collègues et la communication transversale imposée par l’employeur sont des grands facteurs de stress et de démotivation. Afin d’accroitre l’esprit d’appartenance de chaque salarié dans l’entreprise, il est important de tabler sur une démarche RSE et favoriser la communication en interne.

Les conflits de valeur

Relevant surtout de la conscience personnelle, les conflits de valeur est un facteur de souffrance pour certains salariés. Et tout comme pour l’amélioration des rapports sociaux, pour remédier à ce problème, l’employeur doit toujours agir avec éthique.

L’insécurité de l’emploi

Outre les situations précaires comme le CDD et l’intérim, l’insécurité et l’instabilité de l’emploi pourrait toucher l’ensemble des salariés. Source d’angoisse, beaucoup de travailleurs sont même devenus déprimés à cause de cela. Afin de le prévenir, l’employeur doit impérativement adopter une politique de gestion durable pour mieux préserver les emplois et éviter les licenciements économiques.

Pourquoi évaluer ces facteurs de risques ?

Très souvent les facteurs de risques sont indescriptibles. Et ce qui est parfois désolant, c’est que lorsque l’entreprise découvre que ses collaborateurs sont démotivés, il est souvent trop tard. Afin de ne pas subir ce genre de situation donc, il est plus que conseillé de toujours évaluer au préalable les facteurs de risques psychosociaux qui subsistent dans son entreprise.

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